Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 17:04
Adiù les gens !

ça fait plus de deux ans qu'il ne se passe rien ici. Mais alors rien de rien !
Au point qu'on pourrait décider que le blog n'a aucune raison de continuer à exister.

Je m'étais connectée pour le désactiver, mais finalement, je me suis prise à relire des trucs, à regarder des photos ... et je me dis que même s'il n'est pas alimenté très régulièrement il laisse quand même une trace, pour quand les petits de maintenant chercheront à reconstituer "qui vivait où comment?", dans 20 ou 30 ans.

Pour nous, aujourd'hui, c'est important de voir l'ardoisière, la batteuse, Saint-Jacques .. ça le sera peut-être pour eux aussi.

Alors messieurs mesdames la compagnie, est-ce que vous voudriez bien contribuer à un archivage familial en rédigeant une petite bafouille qui dit où vous êtes, ce que vous faites (professionnellement et autre) ?

Pour envoyer votre bafouille, le plus simple est de cliquer sur "ajouter un commentaire", en bas de cet article, et d'écrire directement dans la fenêtre qui s'ouvre.
Pas un roman, juste une trace ...

( remarquez au passage qu'il y a de nouveaux liens à gauche de l'écran ... les tontons chanteurs et le "myspace" du groupe d'improvisation musicale auquel appartient Laurent, on peut écouter et voir les photos réalisées par Fanette.)
Par Marianne - Publié dans : Papotages
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 18:50
Coucou vous tous !

Petit post en forme de sourire sur le blog, pour vous dire que si je suis parfois fort débordée, ce n'est pas la lecture du blog qui me prend beaucoup de temps.

Un blog, c'est un peu comme un feu ... faut l'entretenir.

Bon, vous me direz, on se voit souvent, ça nous donne l'occasion de nous donner des nouvelles, et puis on se téléphone aussi, alors y'a rien à écrire ...
FAUX !
Il y a forcément des choses que nous ne nous sommes pas dites. Cherchez bien.

Je lance donc un GRAND sujet sur le blog : pour qui allez-vous voter ? NON NON ... non ! je déconne là, ... hi hi hi

Non, le grand sujet est  un défi : vous avez jusqu'à dimanche soir ( 11 mars) pour répondre ici-même à cette question : quel est le lieu que vous préférez à Ossen (petit comme le coin du feu ou grand comme le Pibeste... à chacun de se prononcer !) ?

Vous pouvez même prendre la peine de le décrire et de préciser pourquoi vous aimez cet endroit.

Quelques mots pour entretenir le feu, ou une bûche pour entretenir le blog, à moins que ce ne soit le contraire ....


Bises à tous, et à vos claviers !
Par Marianne - Publié dans : Papotages
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 15:17

à regarder sur : http://www.youtube.com        

 la vidéo : "top 50 goals"  : 22 minutes de buts étonnants !

ou les vidéos "Les 100 plus grandes Perles des Jeux TV" (il y en a une bonne quinzaine, dont certaines à hurler de rire )

 

Par Marianne - Publié dans : Papotages
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 17:51

(dicté à Marianne par téléphone)Avec Falbala ont été faits :

138 pots de pâté -

7 pots de graisse stérilisés + 2 toupis

10 pots  + 2 barquettes de graissillous

12 pots de rôti confit

17 pots de saucisses confites

52 saucissons

2 jambons de 22 kg chacun

1 ventrèche

50 boudins

35 micoles

36 pots de boudin stérilisé

... et 1 morceau de lard spécialement pour Lulu, qui veut en mettre dans sa soupe en espérant que c'est aussi bon que dans son souvenir !

Par Lulu - Publié dans : Papotages
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 14:22

Grande enquête ethno-familiale . 

Je lis actuellement un bouquin d’Yvonne Verdier titré «  Façons de dire, façons de faire », publié chez NRF Gallimard dans la collection Bibliothèque des sciences humaines. Dans ce livre, cette ethnographe s’est intéressée, comme l’indique le titre, aux façons de dire et de faire dans le village de Minot, en Côte d’Or. Elle raconte comment se comportent les gens et ce qu’ils disent en différentes occasions. Ce bouquin est passionnant, je vous le recommande.

Dans le bouquin, il est question de « faire «  et  « dire » quand on tue le cochon, quand on lave le linge, quand on fait la cuisine, … plein de moments différents de la vie. En le lisant, je me rends compte que j’ignore complètement ces aspects de la vie de mes ancêtres Ossenois.

 

 

J’aimerais beaucoup savoir si les choses se faisaient et se disaient de la même façon à Ossen qu'à Minot. Alors, pour ceux qui peuvent s’en souvenir, ou pour ceux qui comme moi veulent découvrir, je lance une grande enquête ethno- familiale : je vous résume ce que dit Yvonne Verdier de son village, et on essaie de comparer.

 Rassemblez vos souvenirs !

Et elle parle justement de quand on tue le cochon… là-bas, ça s’appelle pas la "pèle-porc", et d’ailleurs ils ne font pas exactement pareil.

 

 

 

 

Mais avant de le tuer, faut d’abord l’élever ce cochon, et organiser sa mort ... rien que sur ces points-là, il y a déjà beaucoup à dire, ...et à faire !

  « Porter au cochon » Acheté à la foire ou dans une ferme, le petit cochon est entouré de soins maternels. On dit des voisines ou parentes qui contribuent à le nourrir  qu’elles « portent » au cochon. Lorsqu’il sera tué elles en auront une part.  

Est-ce qu’à Ossen aussi on se mettait à plusieurs pour nourrir le cochon ?Ca s’appelait « porter au cochon » ?  

D’où la plaisanterie habituelle entre ceux qui « portent  au cochon » : « Bonjour ! Je porte au cochon, et comme j’ai aussi porté mes os au chien, j’espère que j’aurai droit à une côtelette de chien ! »   

Est-ce que vous avez entendu cette blague à Ossen ?

 « C’est embêtant, un cochon qui est méchant ! » En engraissant, le cochon prend un nom, il est bien soigné. Mais on s’est attaché à lui et on a mal au cœur de devoir le tuer. Aussi, comme pour alléger le crime, on décide que l’animal est devenu « méchant », Et c’est ainsi qu’on annonce la mort du cochon : « Tu sais que Marcel va tuer le cochon pour chez Noiret. Ils en ont élevé trois, on va tuer celui qui est méchant. Ginette dit qu’à chaque fois qu’elle va lui porter à manger, il veut la mordre ! C’est embêtant un cochon qui devient méchant. »  

Je me trompe, ou on a fait pareil pour Falbala  : depuis cet été on a interdit aux enfants d’aller seuls la voir "parce qu’elle était devenue méchante", non ? Elle l’était en vrai, ou bien, nous aussi, on se préparait ainsi à faire son deuil ?Elle a fait quoi de méchant ? Elle a chargé qui ? Mordu qui ?

 J’aime bien, cette phrase «  c’est embêtant .. » … comme si on avait oublié, en les élevant, que les cochons ne sont là que pour qu’un jour on les tue. Non, non, on va les tuer parce qu’ils sont devenus méchants, sinon, on les aurait gardés, puis mis en maison de retraite et tout !… Voilà pourquoi les cochons sont obligés de devenir méchants : pour que les humains ne perdent pas la mémoire !

 Bon, blague à part, ce genre de chose se disait à Ossen aussi ?

 Entraide A Minot, on répugne à tuer soi-même l’animal domestique qu’on a élevé et choyé, «  on n’aime pas ça », et puis «  c’est pas la mode au pays ». Le cochon se tue toujours en entraide : entraide des hommes pour le tuer, entraide des femmes pour le cuisiner. Tuer demande hardiesse et inclination personnelle. « il faut oser, c’est pas tout le monde, il faut avoir le goût » On apprend « en regardant faire et un jour on se lance ».

 A Ossen, qui tuait le cochon quand la pèle-porc se faisait à la maison ? Quelqu’un de la maison ou un autre ? Qui ?   

 

 

 

 

 

Chaque maisonnée a ses recettes.  Il faut avoir dans la cuisine « quelqu’un qui s’y connaît », on demande à une femme âgée de diriger les opérations.On connaît les recettes des autres maisons, parfois même on s’y est essayé, mais généralement sans trop de succès.

 Ouh là là, ça me rappelle les débats autour de la recette des beignets ! Je me souviens d’une discussion assez surréaliste avec Mamie à ce sujet. Elle me disait que chez Madeleine les beignets étaient meilleurs parce qu’ils avaient une autre recette. Je lui ai demandé si cette recette-là était secrète, elle m’a dit que non, qu’elle la connaissait. Du coup je lui ai demandé pourquoi elle ne la faisait pas, et là elle m’a dit « Parce que chez nous, on ne fait pas comme ça » …  c’est à ce genre de phrase qu’on voit qu’on n’est pas de la même génération !

 Un temps de cochon Quand tuer le cochon ? Il faut opérer avant la fin du printemps. Toutes les maisons qui sont en « relation de cochon » ( ceux qui s’entraident et se donnent des parts) ne doivent pas tuer en même temps. On ne tue pas le vendredi, jour néfaste pour toute entreprise. On tue souvent le jeudi, car il faut le temps de « faire la cuisine de cochon » et de préparer les plats pour le « repas de cochon » que l’on préfère offrir le dimanche suivant. Il faut que la lune soit vieille, sinon le lard dans le saloir ne fournira pas et les boyaux pour le boudin se craqueront. Enfin, il faut qu’il fasse froid, pas trop sec, plutôt humide,… (un temps de cochon, quoi !) sinon le lard ne se conservera pas.  

 La date pour Falbala a été fixée comment ? La météo était bonne ?

 

 

Et autrefois, on fixait la date comment ?

---------- 

 Voilà déjà quelques questions pour l’enquête ethno-familiale. Il faudrait vraiment que tatie Catherine, Eloi, et puis Lulu, Andrée, Daniel et Francis, les cousins et les voisins nous racontent leurs souvenirs et qu’on les enregistre ou qu’on les écrive. On pourrait commencer par les souvenirs de pèle-porc, faut bien commencer par un bout.

A part moi, y'en a que ça intéresse, ces questions ? 

Par Marianne - Publié dans : histoire de la famille, du village, ...
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